Vire de Tardiador
Commentaire Didier
Sous la houlette de Bernard, entraîneur non sélectionneur de l'équipe (dixit lui-même), 12 Montagnards se sont éclipsés d'Argeles-Gazost, eux en pleine nuit, pour rejoindre le col des Tentes à Gavarnie. Déjà beaucoup de monde au parking mais finalement peu de rencontres dans la journée vu le parcours concocté par notre spécialiste "viral".
Mise en jambes jusqu'au Port de Boucharo à une allure qui donne le tempo de la rando. Vous avez compris, il faut rentrer avant les orages qui ne viendront pas, avant l'éclipse que nous verrons de chez nous, avant les championnats d'Europe d'athlétisme que nous verrons à la tv, avant..... (bon on exagère à peine 🫣) mais on s'accroche parce que notre entraîneur est sacrément entraînant 😉.
Ensuite viennent les festivités : la Forqueta qui nous mène à la vire d'Escuzana, le col et le sommet du même nom (dénommé Susana Mondarruego par les Espagnols) pour aller chercher le clou du spectacle la Faja del Tardiador, la plus sauvage du secteur avec ses promontoires et à-pics. Nous pique-niquerons à sa sortie face au menu qui nous attend pour la boucle : Aguas Tuertas, plateau à l'humidité bienvenue, puis remontée par des banquettes, territoire de dizaines d'isards peu effarouchés jusqu'à la traversée de la dépression caillouteuse de Salarons avant la grimpette au col Blanc, dont la pente abrupte nous donne une autre couleur au visage lorsque nous l'atteignons enfin. Pour terminer, façon de parler, retour à la brèche de Roland et chemin habituel.
Au total 11 heures en extérieur, 1 400 m de dénivelé et environ 20 km parcourus, durant lesquels nous en avons pris plein les yeux, sans lunettes de protection de surcroit.
Nous pourrions en écrire davantage mais une panne électrique, semble-t-il soudaine vers 20h20, nous a plongés dans le noir, nous obligeant à écourter ce commentaire.
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